La tombe TT83 d'Amethou, qui était le vizir du sud au temps de la reine Hatchepsout, se trouve à la mi-hauteur de la colline de Sheikh Abdel Gournah. La façade verticalede la tombe se dresse au-dessus d'un portique taillé dans la falaise qui comporte huit piliers à peu près carrés; à chaque extrémité, se trouve un pilastre engagé dans la falaise. La façade comporte une partie taillée, mais a aussi été surélevée par un mur formé d'éclats de calcaire liés par un mortier.
Les piliers, constitués d'un fût carré ont été façonnés par évidemment de la roche autour d'eux ; ils étaient plâtrés et décorés sur leurs faces latérales et du côté interne, prouvant qu'ils avaient été prévus dès l'origine. Ainsi est réalisé un véritable hall transversal ajouré de 25m de long et 3m de large, dont les parois ont été décorées.
Le couloir d'entrée, actuellement muré, s'ouvre perpendiculairement au milieu du portique; il pénètre de 16m dans la colline, sur une largeur de 1,70m. L'entrée est taillée dans le rocher lui-même prouvant qu'il date de l'époque de conception de la tombe et ne constitue pas un ajout ultérieur. Il existe également des preuves que la tombe n'est pas, comme beaucoup d'autres de cette époque, un réemploi d'un monument du Moyen Empire : la façade verticale, avec ses piliers élancés, hauts et carrés est très différente des tombes du Moyen Empire aux colonnes tassées. Sur la façade, on retrouve un crépi beige clair, qui a aussi servi de matériau de remplissage. Afin de compenser les irrégularités des piliers, plusieurs couches successives de mortier ont été appliquées ; la première à base de gypse, la seconde avec des ajouts de boue du Nil mélangée à du tibn. La dernière couche est faite de gypse blanc : c'est elle qui servira de sous-couche au décor peint. Deux couches de crépi datent de la période d'occupation récente : celle du dessous est faite de boue du Nil enrichie de paille grossièrement hachée, celle du haut est faite des mêmes éléments, mais est plus fine. Le décor devait être de qualité, si l'on en juge par les quelques fragments encore visibles à la partie haute des murs et des colonnes, ainsi que sur le plafond du portique, où sont inscrits des restes de titres du défunt.
Sources: Osirisnet.net